dimanche 29 mai 2016

Trois ou quatre notes. Une seule case. 
J'ai raté le somptueux moment où l'univers nous emporte. Une note. La même. Plusieurs fois. Encore une spirale dans ma tête. J'ai raté l'univers comme un bus qu'on ne prendra jamais. Au dessus de ma tête l'ombre candide d'une ingénieuse improbable. Et au dessus les notes sèches de ses talons sur le sol. Les notes ouvertes à la raison du ciel. Le ciel est gris, une cendre, un fil de coton, encore le bruit de son talon, une gorge éclatée,  un violon borgne, un vol d'étourneaux détourné et la carte éventrée d'un tarot sur la table.
J'ai raté un bus, et je cours face au mur. Face au mur dense des cous saillants. Elle est là sur la lame aiguisée de l'horizon polit. Une esquisse se déguise et je ne sais plus savoir qui je veux embrasser. Je cours face à toi, délicieux grain de peau. Je cours sur ton couteau de sable et de vengeance. Et tu dis la musique et les notes. Trois ou quatre notes. Une seule case. Et l'univers, le même. 

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